Drones et réglementation : quelles règles pour une inspection photovoltaïque en 2026 ?

L’inspection d’une installation photovoltaïque par drone permet d’examiner rapidement de grandes surfaces, de réaliser des relevés visuels précis et, lorsqu’une caméra thermique radiométrique est utilisée, d’identifier des anomalies difficilement visibles depuis le sol.
Mais une inspection aérienne professionnelle ne consiste pas simplement à faire décoller un drone au-dessus de panneaux solaires.
Chaque mission doit être préparée en tenant compte du site, des personnes présentes, de l’espace aérien, du matériel utilisé et du cadre réglementaire applicable.
À retenir en 2026
1. Une inspection photovoltaïque par drone n’est pas automatiquement en catégorie Spécifique
Une mission professionnelle peut relever de la catégorie Ouverte si toutes ses conditions sont respectées. Lorsque les caractéristiques du vol ne permettent pas de rester dans ce cadre, l’opération relève de la catégorie Spécifique. C’est donc le niveau de risque et les conditions réelles de la mission qui déterminent le cadre réglementaire.
2. Les anciens scénarios français S-1, S-2 et S-3 ont pris fin
Depuis le 1er janvier 2026, ils ne peuvent plus être utilisés. En catégorie Spécifique, les scénarios standards européens STS-01 et STS-02 constituent désormais les principaux cadres déclaratifs standardisés.
3. Le STS-01 impose notamment un drone de classe C5 et des compétences spécifiques
Pour une opération réalisée selon le scénario STS-01, le vol s’effectue en vue directe (VLOS), avec un drone de classe C5 et au-dessus d’une zone contrôlée au sol, dans le respect des conditions prévues par la réglementation. Le télépilote doit également disposer des compétences théoriques et pratiques requises.
Pour le client, la conséquence est simple : avant toute inspection, Sol’Air Solutions détermine le cadre réglementaire adapté au site et à la mission, vérifie les contraintes aéronautiques et prépare l’intervention en conséquence.
Chez Sol’Air Solutions, cette préparation réglementaire fait partie intégrante de l’intervention. Grégory Fouque, télépilote et expert photovoltaïque, intervient sur des centrales solaires et installations photovoltaïques dans toute la France avec une approche qui associe expertise photovoltaïque, thermographie, inspection aérienne et mesures terrain.
La réglementation des drones est européenne
Depuis le 31 décembre 2020, l’utilisation des drones est principalement encadrée par le règlement d’exécution européen (UE) 2019/947.
Contrairement à une idée encore répandue, la réglementation ne distingue plus simplement les vols de loisirs des vols professionnels.
Elle raisonne avant tout en fonction du niveau de risque de l’opération.
Une inspection photovoltaïque réalisée pour un client peut donc relever de la catégorie Ouverte lorsque toutes les conditions de cette catégorie sont respectées, ou de la catégorie Spécifique lorsque les caractéristiques de la mission nécessitent des mesures et procédures supplémentaires.
C’est donc la mission réelle — et non le seul fait qu’elle soit professionnelle — qui détermine le cadre réglementaire à appliquer.
Catégorie Ouverte ou catégorie Spécifique pour une inspection photovoltaïque ?
La catégorie Ouverte
La catégorie Ouverte concerne les opérations présentant un faible niveau de risque. Elle est accessible aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels.
Selon le drone utilisé et la sous-catégorie applicable, différentes exigences doivent être respectées concernant notamment la proximité des personnes, la formation du télépilote, la classe du drone et les restrictions d’espace aérien.
Le vol doit également rester compatible avec les règles applicables au site concerné. Une inspection photovoltaïque peut donc être réalisée dans cette catégorie lorsque l’environnement et les conditions d’exploitation le permettent.
La catégorie Spécifique
Lorsque l’opération ne peut pas être réalisée dans les limites de la catégorie Ouverte, elle relève généralement de la catégorie Spécifique, destinée aux opérations présentant un risque modéré.
Elle concerne de nombreuses situations rencontrées dans les applications professionnelles du drone.
Depuis le 1er janvier 2026, les anciens scénarios standards français S-1, S-2 et S-3 ne sont plus utilisables. Les opérations déclaratives en catégorie Spécifique reposent désormais notamment sur les scénarios standards européens STS-01 et STS-02.
Le scénario STS-01 : particulièrement pertinent pour certaines inspections
Le scénario européen STS-01 permet des opérations :
- en vue directe du télépilote, ou VLOS ;
- avec un drone portant le marquage de classe C5 ;
- jusqu’à une hauteur maximale réglementaire de 120 mètres dans les conditions prévues par le scénario ;
- au-dessus d’une zone contrôlée au sol, y compris lorsque celle-ci se situe en environnement peuplé ;
- avec des procédures opérationnelles et des mesures de sécurité adaptées.
La zone contrôlée au sol est un élément essentiel : les personnes présentes dans cette zone doivent être maîtrisées dans le cadre de l’opération et les distances de sécurité prévues doivent être respectées.
Pour certaines inspections de bâtiments, toitures ou centrales photovoltaïques, ce cadre peut être particulièrement adapté.
Il ne faut toutefois jamais choisir un scénario uniquement en fonction du type de prestation : le cadre d’exploitation est déterminé après analyse du site et de la mission.
Pourquoi les drones C5 et C6 sont-ils importants ?
Les classes européennes C5 et C6 correspondent aux drones destinés aux scénarios standards de la catégorie Spécifique.
Le C5 est associé au scénario STS-01.
Le C6 est associé au scénario STS-02, prévu notamment pour certaines opérations hors vue directe du télépilote — BVLOS — dans une zone contrôlée au sol située en environnement à faible densité de population.
Sol’Air Solutions utilise notamment un DJI Matrice 4T, plateforme professionnelle équipée d’une caméra thermique radiométrique et adaptée aux missions techniques d’inspection photovoltaïque. Le choix de la configuration réglementaire du drone et du cadre opérationnel dépend ensuite de chaque mission.
Le CATS : une qualification adaptée aux scénarios standards européens
Pour réaliser des opérations relevant des scénarios standards européens de la catégorie Spécifique, les compétences du télépilote sont encadrées.
Le CATS — Certificat d’Aptitude Théorique pour les Scénarios standards — constitue l’examen théorique français correspondant à ce cadre européen. La DSAC organise notamment les examens OPEN A1/A3, OPEN A2 et CATS.
Grégory Fouque est titulaire du CATS, compétence qui vient compléter son expérience technique du photovoltaïque et sa maîtrise des opérations aériennes.
Cette double compétence est importante : savoir piloter un drone ne suffit pas pour interpréter correctement les données d’une centrale solaire.
Une inspection utile doit également comprendre :
- le fonctionnement électrique et thermique d’une installation photovoltaïque,
- identifier les anomalies pertinentes
- et restituer les observations dans un rapport exploitable.

Avant une inspection : l’espace aérien est vérifié
Deux centrales photovoltaïques situées à quelques kilomètres l’une de l’autre peuvent être soumises à des contraintes aéronautiques différentes.
Avant chaque mission, il convient notamment de vérifier les restrictions et zones aériennes applicables : proximité d’un aérodrome, espace aérien contrôlé, zone interdite ou réglementée, infrastructure sensible ou restrictions temporaires.
La DGAC renvoie notamment vers la cartographie officielle des restrictions UAS disponible sur Géoportail.
Le droit de disposer du terrain ou l’autorisation du propriétaire d’un site ne signifie donc pas automatiquement que l’espace aérien situé au-dessus est libre d’utilisation.
Autorisation d’accès au site et autorisation d’utiliser l’espace aérien sont deux sujets différents.
Et en agglomération ?
La situation doit également être étudiée au regard du cadre opérationnel retenu.
Depuis la modification réglementaire entrée en vigueur le 1er janvier 2026, l’arrêté français du 3 décembre 2020 prévoit notamment des dispositions spécifiques pour l’utilisation de drones dans l’espace aérien français.
Pour les opérations ne relevant pas de la catégorie Ouverte, les vols effectués en zone peuplée sont notamment soumis à une déclaration préalable auprès du préfet territorialement compétent, qui peut décider d’imposer une restriction ou une interdiction.
En catégorie Ouverte, des règles distinctes s’appliquent également à l’espace public en agglomération. La réglementation française prévoit depuis 2026 une possibilité particulière dans le cadre de l’activité professionnelle de l’exploitant, sous réserve naturellement du respect de l’ensemble des autres conditions réglementaires.
C’est pourquoi il serait incorrect d’affirmer qu’une « déclaration préfectorale est obligatoire avant toute inspection photovoltaïque ». La démarche nécessaire dépend du lieu et du cadre de l’opération.
Un exploitant de drone doit être enregistré
En catégorie Spécifique, l’exploitant UAS doit être enregistré.
En France, cette démarche est réalisée via la plateforme officielle AlphaTango. L’exploitant reçoit notamment un numéro d’exploitant UAS utilisé pour ses démarches administratives ainsi qu’un identifiant électronique répondant aux exigences applicables.
Dans le cadre des scénarios standards européens, l’exploitant doit également disposer des procédures opérationnelles requises et d’un manuel d’exploitation correspondant à ses activités.
Ces obligations ne sont pas de simples formalités : elles structurent la préparation de la mission, les responsabilités, les procédures normales, les situations anormales et la réponse aux situations d’urgence.
Une inspection réglementairement maîtrisée protège aussi le client
Pour le propriétaire, l’exploitant ou le gestionnaire d’une centrale photovoltaïque, faire appel à un opérateur professionnel permet de ne pas avoir à improviser la préparation aéronautique de l’intervention.
Avant de faire décoller le drone, Sol’Air Solutions analyse les conditions nécessaires à la réalisation de la mission : environnement du site, restrictions aéronautiques, présence de tiers, catégorie d’exploitation, conditions météorologiques et organisation de la zone d’intervention.
Cette rigueur permet à Grégory Fouque d’intervenir sur des installations photovoltaïques partout en France, des centrales au sol aux installations industrielles, agricoles ou en toiture, en adaptant la préparation de chaque vol à son environnement.
Le drone n’est qu’un outil : l’objectif reste le diagnostic photovoltaïque
La conformité réglementaire est indispensable, mais elle ne constitue qu’une partie de la prestation. La valeur d’une inspection repose également sur la qualité des données collectées et surtout sur leur interprétation.
Avec 18 ans d’expérience dans le photovoltaïque, Grégory Fouque associe inspection par drone, thermographie infrarouge et, lorsque la mission le nécessite, mesures et diagnostics électriques.
Cette approche croisée permet de rechercher et documenter des anomalies telles que des échauffements anormaux, dysfonctionnements de modules ou chaînes photovoltaïques et autres écarts nécessitant une analyse technique complémentaire.
Le client obtient ainsi non pas simplement des images aériennes, mais des observations techniques structurées et un rapport destiné à faciliter la prise de décision.
Sol’Air Solutions : inspection photovoltaïque par drone partout en France
Basée à Condillac, dans la Drôme, Sol’Air Solutions intervient en Auvergne-Rhône-Alpes, en Provence et dans toute la France pour des missions d’inspection, d’audit, de diagnostic et d’expertise photovoltaïque.
Chaque projet est étudié individuellement afin de déterminer à la fois la méthode d’inspection adaptée et le cadre réglementaire permettant de réaliser les prises de vues aériennes en sécurité.
Pour une centrale photovoltaïque au sol, une toiture industrielle, un bâtiment agricole ou une installation présentant une perte de production inexpliquée, vous pouvez transmettre à Sol’Air Solutions les caractéristiques du site afin d’étudier la mission.
Textes et ressources officielles de référence
Règlement d’exécution (UE) 2019/947 relatif à l’exploitation des drones : EUR-Lex :
Règlement européen (UE) 2019/947
DGAC / DSAC – Exploitation de drones en catégorie Ouverte, guide et informations officielles.
Catégorie Ouverte · Réglementation DGAC
DGAC / DSAC – Exploitation de drones en catégorie Spécifique, scénarios STS, autorisations et guides officiels.
Catégorie Spécifique ·
Arrêté du 3 décembre 2020 relatif à l’utilisation de l’espace aérien par les aéronefs sans équipage à bord, dans sa version modifiée applicable depuis le 1er janvier 2026 : Légifrance.
Arrêté français du 3 décembre 2020 consolidé
EASA – Easy Access Rules for Unmanned Aircraft Systems, réglementation européenne consolidée et moyens acceptables de conformité. Légifrance · Easy Access Rules UAS – EASA, révision juin 2026.
